Brazzaville, 7 juillet 2026 – Le gouvernement de la République du Congo a réaffirmé son engagement à accompagner les ressortissants congolais rapatriés d’Afrique du Sud, en mettant l’accent sur leur prise en charge psychosociale et leur réinsertion socio-économique.
S’exprimant à l’occasion de l’accueil d’un premier groupe de 65 Congolais en provenance de Johannesburg, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a assuré que les autorités ne laisseraient pas ces compatriotes livrés à eux-mêmes après leur retour au pays.
« Nous allons vous accorder un accompagnement psychosocial, parce que nous imaginons que vous avez abandonné beaucoup de projets de vie derrière vous. L’État sera à vos côtés pour réfléchir aux voies et moyens de votre réinsertion, parce que le pays a aussi besoin de vous », a déclaré le chef du gouvernement.
Selon Anatole Collinet Makosso, la protection des citoyens congolais demeure une priorité. S’appuyant sur les dispositions constitutionnelles, il a rappelé qu’aucun Congolais ne devrait être contraint de vivre hors de son pays contre sa volonté.
« Nous avons besoin de vous et nous travaillerons pour que toutes les compétences et aptitudes soient mises à contribution pour le développement de notre pays », a-t-il ajouté.
Des familles séparées et des vies bouleversées
Parmi les personnes rapatriées figure Jean Bruno Mankou, qui vivait en Afrique du Sud depuis 22 ans. Marié à une Sud-Africaine et père de quatre enfants, il a dû quitter le pays en laissant sa famille derrière lui.
« C’est vraiment très inquiétant, parce que j’ai laissé quatre enfants là-bas. La façon dont ils nous ont chassés n’est pas normale. Cela m’a laissé beaucoup de choc », a-t-il témoigné.
Visiblement ému, il a expliqué avoir tenté de rassurer ses enfants avant son départ forcé.
« J’ai réconforté les enfants en leur disant que ce qui est arrivé est arrivé. Vous n’allez pas me suivre, parce que vous êtes encore à l’école », a-t-il confié.
Face à cette situation difficile, il lance un appel aux autorités pour faciliter la réinsertion des rapatriés.
« Si le gouvernement peut nous aider en nous donnant du travail, ce sera bien. Et s’il n’y a pas d’emploi, qu’il nous accorde au moins une aide pour nous permettre de redémarrer notre vie », a plaidé Jean Bruno Mankou.
Une nouvelle vague attendue
Les autorités ont annoncé qu’un deuxième groupe de ressortissants congolais, plus important que le premier, est attendu à Brazzaville en provenance de Cape Town.
Cette opération de rapatriement intervient dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par plusieurs Congolais vivant en Afrique du Sud, où certains dénoncent des conditions de plus en plus compliquées pour les migrants.




